La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) connaît de nouveaux rebondissements dans plusieurs dossiers judiciaires impliquant d’anciens responsables publics. Le mercredi 14 octobre 2026, les audiences concernant l’ancien ministre Albert Damantang Camara et l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, n’ont finalement pas pu se tenir. Les deux affaires ont été renvoyées au 21 octobre prochain, selon la presse guinéenne.

Albert Damantang Camara est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite. Les montants évoqués dans son dossier dépassent 239 milliards de francs guinéens, répartis entre deux volets liés à la gestion de départements ministériels. L’ancien ministre, qui comparaît libre, a notamment contesté la régularité de la composition de la juridiction. Ces accusations restent soumises à l’appréciation de la justice.

De son côté, Mohamed Lamine Bangoura attend toujours la décision de la justice dans une affaire portant notamment sur la gestion d’une subvention de 20 milliards de francs guinéens destinée à la Cour constitutionnelle. Le ministère public a requis dix ans d’emprisonnement ferme, une amende de 50 milliards de francs guinéens et la confiscation de ses biens. Ces réquisitions ne constituent pas une condamnation définitive. Le renvoi au 21 octobre prolonge ainsi l’attente autour de deux dossiers sensibles suivis de près par l’opinion publique.