Ils sont visibles aux carrefours, dans les marchés, près des gares routières ou le long des grandes avenues. Des hommes et des femmes en situation de détresse mentale, souvent livrés à eux-mêmes, attirent chaque jour l’attention des passants à Conakry. Leur présence suscite des réactions diverses, entre inquiétude, compassion et parfois incompréhension.

Derrière chaque personne errante se cache pourtant une histoire : une rupture familiale, un traumatisme, une maladie non prise en charge ou encore des difficultés sociales profondes. Faute de structures suffisantes et d’un accompagnement adapté, beaucoup restent abandonnés dans les rues, exposés aux dangers, à la faim et aux violences du quotidien.

Face à cette situation, de nombreux citoyens appellent à une réponse collective. La capitale guinéenne ne doit pas seulement constater le phénomène, mais agir à travers des centres d’accueil, un meilleur accès aux soins psychiatriques et une sensibilisation contre la stigmatisation. Car derrière les apparences, ce sont des vies humaines qui demandent écoute, dignité et protection.
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