Le procès de l’activiste Abdourahmane « Bella » Bah s’est ouvert ce lundi 17 août 2026 devant le Tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry. Poursuivi pour des faits présumés d’injures et de diffamation par le biais d’un système informatique, Bella Bah comparaît à la suite d’une publication sur sa page Facebook, considérée comme offensante à l’égard d’Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la Grande Mosquée de Conakry.

À la barre, l’activiste a contesté les accusations portées contre lui. Bella Bah a notamment soutenu qu’il n’avait pas directement cité le nom du responsable religieux dans sa publication. Il a expliqué que ses propos visaient plutôt les imams qui, selon lui, s’immiscent dans la vie politique. Cette affaire intervient après son interpellation le 8 août dernier et son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry.

À l’issue des débats, le ministère public a estimé que les faits reprochés à l’activiste étaient constitués. Le procureur Oumar Diallo a ainsi requis un an d’emprisonnement ferme contre Bella Bah. À ce stade, il s’agit d’une réquisition du parquet et non d’une condamnation : la décision finale appartient au tribunal.